Lacime change ses méthodes d'embauche

Lacime change ses méthodes d'embauche
Richard Lajeunesse chef des opérations et Isabelle Gaudreault

La première année de l’application de la réforme de l’assurance emploi n’a pas eu d’effets négatifs sur le rappel des 75 employés de l’entreprise en aménagement forestier Lacime, le printemps dernier, mais oblige l’entreprise à changer ses façons de faire et de gérance des employés afin de ne pas se retrouver en manque de personnel au printemps 2014.

« Nous avons eu en fait un an pour ajuster nos façons de faire dans la réalisation des contrats en aménagement forestier », confie la directrice générale de l’entreprise Mme Isabelle Gaudreault.

Au premier chef, l’entreprise a dû revoir les tâches et les postes de travail afin de créer plus de semaines permettant à ses travailleurs saisonniers de se qualifier pour l’assurance-emploi. Ainsi ceux qui étaient affectés au travail sylvicole comme la plantation ont été rappelés, ont exécuté le contrat, pour ensuite travailler quelques semaines de plus soit en location de main-d’oeuvre ou encore sur l’entretien de la machinerie.

« Nous nous devons de diversifier nos clients et nos opérations afin de donner plus de semaines à nos employés si nous voulons les garder », confie Mme Gaudreault.

C’est la première année que l’on a utilisé la formule de la location de main-d’œuvre à Lacime et cela aura en outre permis de créer des partenariats avec d’autres entreprises oeuvrant dans le même domaine.

Pour la présente année, Lacime n’a pas eu à embaucher moins de monde, ce qui aurait donner plus de semaines à faire pour un même contrat. En fait, la direction de l’entreprise a choisi de former son personnel à accomplir d’autres tâches ce qui permet la prolongation. Pour le responsable des opérations et de la certification à Lacime, M. Richard Lajeunesse, les changements à l’assurance emploi obligent l’entreprise à embaucher des gens qui ont de multiples compétences dans le domaine des travaux d’aménagement forestier.

Prolongation

Augmenter le nombre de semaines à l’emploi représente pour Lacime une augmentation des coûts pour ses opérations. « Au total, nous pouvons atténuer cette augmentation puisque du travail que nous faisons réaliser en sous-traitance est maintenant fait par nos employés comme la maintenance de l’équipement », précise Isabelle Gaudreault.

La prolongation de la période d’embauche réalisée cette année à Lacime aura permis à presque tous les employés affectés aux travaux d’aménagement forestier de voir leur nombre de semaines augmenter de 14 à 20 semaines en moyenne. Pour la directrice générale, il s’agit là d’une mesure qui permettra de pouvoir conserver son personnel pour le printemps prochain, période où l’on devra vivre les véritables impacts de la réforme de l’assurance emploi.

Mines

Isabelle Gaudreault estime que le recrutement de personnel pour les entreprises saisonnières deviendra de plus en plus difficile. « Ce n’est pas seulement par la réforme sur l’assurance-emploi que nous serons affectés, mais aussi par l’embauche de travailleurs dans le secteur des mines », déclare la directrice générale de Lacime.

Isabelle Gaudreault souligne que la main d’œuvre requise pour le développement des projets miniers sur le territoire sera dans le même bassin que celle du domaine forestier, et compte tenu que les emplois seront sur une base annuelle, les employés saisonniers se verront obligés de les prendre. —J.S.

Partager cet article