La scierie de Saint-Thomas ne peut se permettre moins de bois

La scierie de Saint-Thomas ne peut se permettre moins de bois
Denis Tremblay

FORÊT. La mise en demeure expédiée à Produits forestiers Résolu par le Grand conseil des Cris du Québec est préoccupante pour la communauté de Saint-Thomas-Didyme, qui voit sa scierie être menacée.

Quelque 400 000 mètres cubes de bois sont en jeu, volume qui sert à alimenter les scieries de Saint-Thomas-Didyme et de Girardville. La perte d’une telle quantité de bois ne saurait se faire sans répercussion.

« Au niveau des scieries, ils sont déjà au minimum. Ici, la scierie fonctionne à deux quarts de travail avec certaines périodes à trois quarts. Ils ne peuvent pas perdre de volume. C’est certain que c’est préoccupant », souligne le maire de Saint-Thomas-Didyme, Denis Tremblay.

Celui-ci ajoute que la scierie de Saint-Thomas-Didyme est spécialisée dans le petit bois, ce que l’on récolte actuellement dans le secteur des Montagnes blanches. « C’est une vieille forêt alors c’est du petit bois et il est de mauvaise de qualité. Il n’y aura pas de caribou forestier non plus si la forêt est laissée à elle-même. Il faut la récolter pour qu’elle puisse se régénérer », plaide-t-il.

Denis Tremblay souligne en outre que comme municipalité, on ne peut que souhaiter que le litige se règle le plus rapidement possible. « On ne peut qu’espérer. Ce sont des humains autour de tout ça. Avec la crise forestière, il y a eu beaucoup d’emplois et beaucoup d’argent qui ont été perdus. La forêt, ce n’est plus ça que ça a déjà été. Il faut espérer que ça va se régler le plus vite possible », mentionne-t-il.

Un peu plus d’une centaine de travailleurs trouvent de l’emploi à la scierie de Saint-Thomas-Didyme de Produits forestiers Résolu.

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