La récolte de bleuet s’annonce dans la normale annuelle

La récolte de bleuet s’annonce dans la normale annuelle
La récolte de bleuets en bleuetière s’annonce parmi les bonnes années

Pour le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec, M. Marc Larouche, les conditions climatiques qui ont sévi depuis l’hiver dernier annoncent une récolte de bleuets qui sans être exceptionnelle devrait être parmi les bonnes années.

En fait, l’absence de gelées tardives, un printemps pluvieux et la chaleur que l’on a connue au cours de la fin juin début de juillet sont les conditions idéales pour assurer une production maximale dans les bleuetières situées au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « La courte période sécheresse que l’on a connue à la fin juin, a affecté certains secteurs moins irrigués », souligne M. Larouche, qui précise que ces secteurs verront leur production baisser. Selon les observations et informations obtenues chez les producteurs, il en va ainsi dans le secteur de Notre-Dame-de-Lorette, où l’on avance que la perte de production pourrait être de l’ordre de 30% dans certaines bleuetières.

La période de « sécheresse » a fait en sorte que les bleuets n’ont pu se développer et que plusieurs pieds ont ainsi vu leur production sécher. « Nous ne connaissons pas l’ampleur exacte qu’aura cette sécheresse sur la production totale de cette année », précise M. Larouche, tout en avançant que globalement on devrait s’attendre à une récolte qui sans se situer dans les records sera bonne.

Le printemps frais et pluvieux que l’on a connu n’amène pas de retard dans le développement de la production de bleuet. M. Larouche estime que le mûrissement des bleuets en bleuetière se fait normalement, ce qui fait en sorte que la période d’achat des bleuets devrait commencer aux alentours du 10 août comme c’est le cas habituellement.

Prix

Il est encore trop tôt pour parler du prix qui sera offert en début de récolte cette année. Actuellement le prix offert sur les marchés est bon, puisque la production du bleuet de corymbe s’avère moins élevée cette année. « Le défi de la mise en marché cette année sera de regagner la place occupée par le bleuet sauvage puisque la saison 2013 a été catastrophique et que le marché s’est tourné vers d’autres produits », conclut M. Larouche qui a bon espoir de voir une production suffisante pour reprendre des parts de marché.—J.S.

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