La papetière de Dolbeau se diversifie

Serge Tremblay
La papetière de Dolbeau se diversifie
La papetière de Dolbeau-Mistassini a relancé ses équipements de blanchiment au peroxyde afin de produire du papier blanchi. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La papetière de Dolbeau de Produits forestiers Résolu ajoute une corde à son arc avec la relance de ses équipements de blanchiment au peroxyde, ce qui lui permettra de produire un plus grand éventail de papiers.

Les équipements de blanchiment au peroxyde avaient été laissés de côté depuis la réouverture de l’usine, en 2012. Les travailleurs se sont récemment attelés à leur remise en état.

« Nous avons redémarré le procédé au peroxyde, ce qui nous permet d’élargir la flexibilité de l’usine en ajoutant le papier blanchi à notre offre. Le but, c’est de diversifier notre production afin de pouvoir répondre à différents besoins sur le marché », indique Louis Bouchard, Directeur affaires publiques et relations gouvernementales chez Résolu.

Celui-ci n’était toutefois pas en mesure de quantifier l’investissement réalisé pour la relance de ces équipements. Il ne s’agit pas ici d’un projet majeur, mais tout de même de doter l’usine d’un atout additionnel.

« Ça n’avait pas été réintroduit dans les opérations de l’usine depuis la réouverture. Ça demande toujours un certain niveau d’investissement et d’efforts en maintenance de la part des employés, comme dans tout redémarrage. Je ne peux pas dire la valeur de l’investissement, mais on ne parle pas d’un projet majeur. »

Syndicat

De son côté, le Syndicat des travailleurs accueille naturellement d’un bon œil toute tentative d’améliorer le positionnement de l’usine de Dolbeau dans un marché qui demeure difficile.

« De permettre à l’usine de diversifier ses produits ne peut qu’être bénéfique et rentable. Beaucoup de grades de papier ont été ajoutés, ce qui nous permet d’avoir un carnet de commandes plus complet. Pour nous, l’essentiel est de mettre la main à la pâte pour que l’usine soit concurrentielle et c’est ce que font les employés », fait valoir le président du Syndicat, Éric Marcil.

Le marché du papier demeure en forte décroissance à l’échelle mondiale, de sorte que seules les installations les plus concurrentielles peuvent espérer durer.

 

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