La MRC investira 1,3 M$ pour définir son projet de forêt habitée

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Par Serge Tremblay
La MRC investira 1,3 M$ pour définir son projet de forêt habitée
La forêt habitée projetée par la MRC vise à la fois l’exploitation de la ressource à des fins économiques et le développement récréotouristique. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Après avoir été dans les cartons de la MRC pendant de nombreuses années, le concept de forêt habitée (ou forêt de proximité) pourrait bien prendre son envol dans les prochaines années. Un projet de 1,3 M$ a été déposé au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) pour soutenir cette démarche.

Le dossier a été soumis au sein du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité. La MRC vise un territoire forestier d’environ 40 à 50 km en pourtour des municipalités au sein duquel elle souhaite proposer une toute nouvelle approche de la mise en valeur de la forêt publique.

« Il y a toujours eu une volonté de développer une forêt habitée ici, mais le dernier régime forestier a complètement exclu les projets de forêt habitée, ou presque. Ce que l’on vise, c’est d’établir une nouvelle gouvernance et un nouveau modèle de fonctionnement où une collectivité pourrait être impliquée dans la gestion d’un territoire à vocation forestière. Ce qu’on vise, c’est de gérer l’ensemble des ressources, pas seulement des volumes de bois », explique le préfet, Luc Simard.

Jusqu’en 2025

La préparation de ce concept de forêt habitée pourrait s’amorcer en 2023 pour s’échelonner jusqu’en 2025. Plusieurs partenaires seront appelés à faire partie de la démarche, notamment le groupe AGIR, le Parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean, des entreprises forestières et la communauté innue.

La MRC croit, avec ce projet, qu’il est possible de jumeler développement économique, acceptabilité sociale et implication des collectivités dans un concept qui serait novateur en matière de gestion de la forêt publique.

« On veut faire de la foresterie accrue, investir davantage sur le territoire, améliorer la productivité de la forêt et en même temps, on veut développer notre potentiel récréotouristique. Il y a plusieurs choses que l’on veut faire sur ces territoires, mais plus particulièrement, on veut définir un nouveau modèle de gouvernance où c’est l’ensemble de la collectivité qui gère ces territoires-là, qui l’aménage et qui bénéficie de l’usufruit de ces activités. »

Sur un projet d’un peu plus de 1,3 M$, le montage financier prévoit une participation à hauteur de 80% du MAMH et de 20% de la MRC. Les sommes permettront d’embaucher un gestionnaire de projet, de couvrir des frais de consultants, de développer une image de marque et de prévoir un fonds visant à soutenir des projets particuliers.

« C’est un projet très ambitieux et les premières étapes, ce n’est pas de le mettre en place, mais c’est d’établir les balises, d’établir le concept et de déterminer les responsabilités de chacun des partenaires. »

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