La Maison du Bel Âge en situation précaire

Serge Tremblay
La Maison du Bel Âge en situation précaire
La rareté de la main-d’œuvre frappe à la Maison du Bel Âge, où le manque de personne risque d’entraîner des coupures de services. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La rareté de la main-d’œuvre pousse la Maison du Bel Âge de Dolbeau-Mistassini dans ses derniers retranchements. Faute de personnel, la direction doit se résoudre à envisager des coupures de services.

« C’est très difficile! On n’a pas de banque de CV et même si on demande de l’aide aux entreprises de location de main-d’œuvre, elles ne sont pas en mesure de trouver du personnel. On cherche toutes les solutions possibles », laisse tomber Steve Trottier, directeur général de la Maison du Bel Âge.

Malgré différentes offres d’emploi, les candidatures sont rares chez les préposées aux bénéficiaires. Steve Trottier a tenté d’obtenir de la main-d’œuvre en location auprès de firmes basées à Alma et à Saguenay, mais n’avait toujours pas eu de succès au moment d’écrire ces lignes, la semaine dernière.

« Je suis rendu à tenter ma chance du côté de Québec. Je vais voir si je ne peux pas y obtenir de la main-d’œuvre temporaire que je pourrais loger ici dans mes loyers qui sont libres. Si ça ne fonctionne pas, je vais devoir me résoudre à couper des services. Tous les services sont importants, je vois difficilement comment couper! »

Cela pourrait notamment se traduire par l’abandon du 2e bain hebdomadaire, qui n’est pas exigé dans les normes, mais que la Maison du Bel Âge estimait important d’offrir à ses résidents.

Besoins

La Maison du Bel Âge aurait besoin de trois employés supplémentaires pour venir compléter son équipe actuelle de 12 employés. Avec les vacances, les besoins n’en sont qu’accentués.

« Avec la pandémie, ce fut une année difficile et nous avions aussi eu une éclosion de COVID en décembre. Nos gens ont été très éprouvés et ont besoin de leurs vacances, je ne peux pas les priver de ça. Nos employés sont précieux et je compte déjà sur la collaboration et la bonne volonté de tout le monde, il faut trouver des solutions ailleurs. »

Steve Trottier espère encore pouvoir dénicher une personne à la retraite qui accepterait de travailler ne serait-ce que quelques heures pour donner un coup de main. L’organisation est également prête à offrir de la formation si nécessaire.

Accaparant

Steve Trottier ne s’en cache pas, les questions de ressources humaines sont un défi de tous les instants.

« Je suis tout le temps là-dedans, c’est difficile de m’attaquer à d’autres dossiers. Je dois constamment fignoler avec les horaires et faire des téléphones pour trouver des solutions. C’est vraiment un très gros défi! »

 

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