La Maison du Bel Âge doit s’armer de patience

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
La Maison du Bel Âge doit s’armer de patience
Le président du conseil d’administration de la Maison du Bel Âge, Roger Côté, demeure toujours en attente d’une réponse de Québec. Le temps presse, dit-il. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Le projet d’agrandissement et de modernisation de la Maison du Bel Âge de Dolbeau-Mistassini demeure encore incertain alors que le financement en provenance de Québec tarde à se matérialiser. Le temps presse pourtant de plus en plus pour l’organisation.

Le conseil d’administration de la Maison du Bel Âge avait lancé un cri du cœur en effectuant une sortie dans les médias au début du mois de juillet dernier. La résidence pour aînés caresse un projet de près de 8 M$ en tout, mais la rénovation de l’aile privée, évaluée à 3 M$, ne pourra se faire sans l’aide du gouvernement.

« Nous avons obtenu une rencontre le 13 août avec notre députée Mme Guillemette et l’équipe de la ministre Andrée Laforest. Ç’a a pris trois semaines à un mois avant d’obtenir une réponse et on nous a fait savoir qu’il fallait retourner en demande auprès de la SHQ (Société d’habitation du Québec) », précise le président du C.A., Roger Côté.

Refus

L’organisme avait pourtant essuyé un refus de la part de la SHQ pour ce même projet et c’est ce qui avait poussé les membres du conseil à interpeller la ministre des Aînés afin d’obtenir son aide.

« Nous devons aller en appel d’offres en décembre pour pouvoir construire en avril 2021. Le processus de la SHQ est trop long, nous leur avons fait comprendre que si on retournait en demande, il faudrait que la SHQ se soumette à nos conditions et accélère son processus. »

Lors de la précédente demande, la SHQ aurait invoqué le fait que la Maison du Bel Âge avait déjà reçu une subvention dans le passé pour la rénovation de sa salle à manger.

« Ça doit faire 10 ans de cela et ce serait la raison pour laquelle on est bloqué. Est-ce que le fait d’avoir reçu une subvention ne nous rend plus admissibles à rien pour toujours? », se questionne Roger Côté.

Urgence

Une nouvelle demande a donc été formulée, mais cette fois-ci, Roger Côté estime que la Maison du Bel Âge obtiendra davantage l’appui du ministère de la Santé et du ministère des Aînés pour faire cheminer la demande. Du moins, il le souhaite ardemment.

Une réponse était attendue la semaine du 17 août, mais le conseil d’administration n’avait toujours rien reçu à la fin de ladite semaine.

« Ça commence à être très urgent. On ne pourra plus attendre très longtemps. Il faudra prendre une décision. »

Partager cet article