« La forêt, ce n’est pas une poubelle! »

Guillaume Pétrin
« La forêt, ce n’est pas une poubelle! »
Les jeunes se rassemblent spontanément dans la bonne humeur, pour ramasser les ordures jetées sur les bords de routes de la ville. (Photo : Trium Médias - Guillaume Pétrin)

Un groupe de jeunes de Dolbeau-Mistassini a décidé de donner un peu de lustre à certains secteurs de la ville en procédant à une collecte de déchets. Un petit geste qui en amènera peut-être un autre, espèrent-ils.

Eva Lalancette, 16 ans, a simplement décidé de faire son bout de chemin en récoltant des déchets dans sa rue. Pour l’occasion, elle a tourné un petit vidéo pour sensibiliser les gens, vidéo qui avait atteint les 12 000 visionnements au moment d’écrire ces lignes.

« C’est pour inciter d’autres personne à faire de même. J’espère que ça va en motiver d’autres à faire de petites choses, car c’est ensemble qu’il va y avoir une grosse différence », dit-elle.

Le Nouvelles Hebdo a accepté l’invitation d’Eva à voir ce qu’il en retourne et s’est rendu en bordure de la route 169 pour une petite corvée de nettoyage. Arrivé sur place, quatre autres jeunes accompagnaient l’adolescente : Olivier Tremblay, Shaona Gravel, Félix Savard, et Jessy Duval.

Tristes trouvailles

Rapidement, il est facile de constater la multitude de déchets éparpillés un peu partout dans la forêt et les ruisseaux. Après seulement 15 minutes, le premier sac noir était bien rempli.

« Après le plastique, la styromousse est l’une des matières que l’on retrouve le plus… ça et les canettes », se désole Félix.

Les jeunes ajoutent que les mégots de cigarettes sont nombreux et très polluants, en plus d’être banalisés par plusieurs fumeurs.

« Les pires, ce sont les petits déchets. Ils s’enfouissent dans la terre et sont plus durs à ramasser », s’exprime Shaona, munie de ses gants jaunes et de ses bottes en caoutchouc.

Parmi les objets inusités retrouvés, il y a un calorifère, des bas, des bâches, une laveuse, des tuyaux de métal et des pièces brisées de véhicules tout-terrain.

« C’est notre environnement, c’est là que l’on vit », s’exclame l’instigatrice du projet, portant pour l’occasion son t-shirt avec le slogan There is no planet B (il n’y a pas de planète B).

Même si ce genre de pollution la déçoit, la jeune Eva Lalancette encourage tout le monde à faire leur part et croit que chaque petit geste peut faire la différence.

Jeunes engagés

Au-delà de ces collectes spontanées, les jeunes affirment avoir modifié certains de leurs comportements du quotidien, en favorisant l’utilisation de tasses réutilisables ou en réduisant leurs achats de toutes sortes.

« Éventuellement, j’aimerais parler aux gens de la ville et aussi organiser une marche pour que les gens s’engagent. »

Bilan

Après une heure de ramassage de déchets, sur une distance de seulement 300 m, c’est l’équivalent de cinq sacs bien remplis que la jeune escouade à sortis des bois.

Aidée par leurs familles et amis, Eva rapportera le butin pour le trier à nouveau, séparant les matières recyclables des vrais déchets.

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Sylvie
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Sylvie

C’est pas à Alma (pas certaine) qu’il y a une course d’organisée et les coureurs ramassent des déchets tout le long des trajets?? J’ai entendu ça à la radio et j’ai trouvé que l’idée était bonne!!