Inondation : le décret du gouvernement aura peu d’impacts dans la région

Inondation : le décret du gouvernement aura peu d’impacts dans la région
Daniel Tremblay.

SINISTRE. Dolbeau-Mistassini, Albanel et Saint-Félicien sont les seules municipalités visées dans la région par la déclaration d’une zone d’intervention spéciale en lien avec les inondations d’avril et mai 2017. Il y aura peu d’impacts pour les propriétaires visés, comme en témoignait le peu de participation à la séance d’information de lundi soir.

En fait, une cinquantaine de bâtiments sont situés dans la zone d’intervention spéciale qui cible les trois municipalités. Cette zone comprend les secteurs de zones inondables de grand courant (0 à 20 ans), ce qui signifie que les probabilités d’inondation sont de l’ordre de 5%.

Le décret de zone d’intervention spéciale vient préciser la notion de perte totale pour une construction en le fixant à 50% de la valeur foncière de l’immeuble. Toute propriété dont les dommages subis excèdent cette valeur ne pourrait pas être reconstruite.

Selon les données dont dispose le ministère de la Sécurité publique, toutefois, aucun bâtiment situé dans la zone n’est dans cette position.

Concrètement, l’objectif du décret est d’interdire la reconstruction dans les zones à risque, de sorte que l’on évite des coûts récurrents liés aux inondations.

Dans les trois municipalités visées, la règlementation déjà en place est solide, de sorte que le décret de zone d’intervention spéciale qui touchera quelque 211 municipalités dans l’ensemble du Québec aura peu de conséquences. « Il y aura peu d’enjeux pour la région », a confirmé Daniel Tremblay, de la direction régionale du ministère des Affaires municipales.

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