Industrie du camionnage : la relève entrepreneuriale n’est pas assurée

Industrie du camionnage : la relève entrepreneuriale n’est pas assurée
Le camionnage forestier tel que vu dans l'émission "Mastodontes".

CAMIONNAGE. Bien que toujours en demande, le métier de camionneur a déjà connu des jours meilleurs. Assurer une relève chez les entrepreneurs en camionnage s’avèrera difficile.

C’est du moins l’opinion de Réjean Fortin, copropriétaire de Transport Réjean Fortin et Fils. Actif dans le domaine depuis plus de 40 ans, Réjean Fortin a la chance d’avoir pu compter sur son fils Luc pour prendre la relève de l’entreprise, ce qui ne sera pas le cas pour tout le monde.

« Pouvoir travailler avec mon fils et assurer une continuité à l’entreprise, c’est un privilège. On aura toujours besoin d’opérateurs, mais assurer une relève chez les entrepreneurs va être difficile », estime Réjean Fortin.

Ce sera à tout le moins vrai en ce qui regarde le transport lié à la forêt, croit-il. Les menaces qui pèsent depuis plusieurs années sur le monde forestier n’offrent rien de rassurant quant à l’avenir, en plus de compliquer l’accès au financement dans certains cas.

« Il y a la question de trouver cette relève, mais l’expertise doit aussi être transmise », de rappeler Réjean Fortin.

Le déclin des planétaires

Réjean Fortin fait partie de ce groupe d’entrepreneurs qui possèdent des camions planétaires, des engins capable de tirer des charges impressionnantes. Il estime que bien que ce type de machinerie trouve encore sa place dans différentes régions du Québec, un déclin l’attend.

« On ne trouve pas 200 planétaires au Québec. Pour les compagnies avec qui on fait affaire, c’est avantageux parce qu’on rentre trois voyages d’équipement conventionnel dans un seul planétaire. Par contre, le planétaire est un équipement très coûteux, est-ce qu’on aura les moyens de continuer à les utiliser? Je pense personnellement que ça va sur le déclin. C’est un opinion que j’émet sous toute réserve », mentionne l’entrepreneur. 

 

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