Ferme des Mésanges : plaisir, passion, relève!

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Par Serge Tremblay
Ferme des Mésanges : plaisir, passion, relève!
Alexandre Bernier, Denis Bernier et Pascale Briand opèrent fièrement la Ferme des Mésanges. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Alors que le nombre de fermes laitières périclite et que le marché est plus difficile que jamais, on retrouve néanmoins toujours de ces passionnés qui ont l’agriculture dans le sang. C’est le cas de la Ferme des Mésanges de Normandin, où à 23 ans, Alexandre Bernier reprend progressivement le flambeau pour une 3e génération.

Prendre la relève d’une ferme n’est pas une mince affaire. Il y a le travail, il y a les finances, et surtout, ces dernières années, les perturbations du marché causées par les accords de libre-échange qui ont ouvert une brèche dans la gestion de l’offre.

Qu’à cela ne tienne, Alexandre Bernier avait déjà, à 19 ans, ses premières parts dans l’entreprise familiale de ses parents, Denis Bernier et Pascale Briand.

« Il est vrai que les embûches sont nombreuses pour la relève. Nos marges ont diminué et il y a plusieurs cédants qui sont frileux. Mais quand tu aimes ça, que tu as l’agriculture tatouée sur le cœur, ça vaut la peine. Il faut que tu sois heureux à faire ce métier et moi, j’adore ça! », lance Alexandre Bernier.

La Ferme des Mésanges compte 190 têtes, dont 80 sont en lactation.

Relever les défis

À la Ferme des Mésanges comme ailleurs, on s’attelle à relever les défis du monde agricole, mais chose certaine, on le fait avec le sourire.

« Avoir une relève familiale, c’est un privilège et une grande source de motivation, dit Denis Berner. Si Alexandre avait choisi de faire autre chose, ça aurait été tout à fait correct, mais pour moi ça aurait tout changé. Et ça m’a donné le privilège de vivre ce que peu de gens ont eu la chance de vivre, de travailler avec mon père et avec mon fils en même temps! »

Projets

Lorsque Alexandre est devenu partie prenante de l’actionnariat, un projet d’expansion a été mené afin d’accroître la capacité de production de la ferme. Toujours en mode développement, l’entreprise est à étudier la possibilité d’investir dans un nouveau silo pour le fourrage.

« Avec l’agrandissement que nous avons fait, nous avons besoin d’une plus grande capacité d’entreposage. Les sécheresses des dernières années ont aussi créé des inquiétudes et une rareté dans le foin. Il vaut mieux prévenir et se doter d’une réserve pour nos animaux. On mijote ce projet depuis deux ans », précise Alexandre.

L’ombre au tableau, c’est que les concessions faites par le gouvernement du Canada dans la gestion de l’offre sont venues contrecarrer ces efforts.

« Ce que le gouvernement a concédé, c’est l’équivalent de ce que l’on obtenait avec le projet d’agrandissement que l’on a fait. C’est un coup dur à encaisser. »

Malgré tout, Alexandre demeure philosophe et estime que tout n’est pas noir ou blanc.

« Dire que l’agriculture va très mal, ce serait se mentir. Et dire qu’elle va très bien, ce serait aussi se mentir. »

Le plus important, c’est de pouvoir continuer à vivre de cet amour inconditionnel de la terre.

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