En mer, les éclairs et le tonnerre sont les plus à craindre

Denis Hudon
En mer, les éclairs et le tonnerre sont les plus à craindre
(Photo : courtoisie)

Il y a longtemps qu’Yves Gaudreault se prépare pour le jour où il prendrait sa retraite. Depuis mai dernier, il est libre comme l’air, professionnellement parlant. La mer l’attendait depuis déjà un moment.

Il s’est départi de sa maison et de son auto et avec environ 10 000 $ amassés à la sueur de son front, il est parti sur les flots de l’océan Atlantique pour les continents africain et européen, sans connaître la date de son retour.

« Pour la suite, je vivrai de mes rentes. C’est dès à présent la liberté totale. Une autre étape de ma vie. J’ai fait mes au-revoir à la famille et aux amis. J’ai dans mon voilier de la nourriture pour au moins un mois. Après, je me débrouillerai pour survivre au jour le jour. J’ai apporté avec moi environ 200 litres d’eau et je navigue avec la météo chaque fois en prévision des trois ou quatre prochaines journées », raconte le Dolmissois.

Confiance et instinct

Il a aussi à bord de La Rencontre tout un système de télécommunication. Sur la mer, le navigateur dort par tranches de 15 à 20 minutes, histoire, par exemple, d’éviter d’entrer en collision avec des paquebots qui passeraient par là.

« On vient tellement habitué qu’au bout d’un certain temps, je n’ai plus à mettre le cadran pour me réveiller. C’est automatique. J’ai aussi des alarmes pour me sécuriser.

Le vent, ça ne me fait pas peur, au contraire, j’en ai besoin. Même la tempête, je vis assez bien avec. Je sais comment prendre les vagues. Le pire, et là j’avoue que parfois je m’en remets à Dieu, ce sont les éclairs et le tonnerre. Un orage peut faire bien des dégâts et réduire vos équipements électroniques à néant. Avec les éclairs, je me sens assez dépourvu. J’ai vécu une expérience de la sorte une fois. J’ai fait mes prières. »

Ce qu’il faut comme première qualité pour un navigateur longue distance, estime Yves Gaudreault, c’est avoir une bonne confiance en soi, se fier à son expérience et surtout à son instinct.

« Je vis bien la solitude en mer. Il y a des périodes où ça peut me manquer, mais je sais que je vais toucher terre un moment donné.

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