Élections fédérales : Serge Bergeron veut redresser les finances

Yohann Harvey Simard
Élections fédérales : Serge Bergeron veut redresser les finances
(Photo : Courtoisie)

Serge Bergeron briguera le poste de député dans la circonscription de Lac-Saint-Jean à titre de candidat pour le Parti conservateur du Canada. Il fera du redressement budgétaire son cheval de bataille.

« Je sais ce que c’est un budget et je sais ce que ça veut dire redresser des finances », lance-t-il d’emblée.

De par son expérience professionnelle, l’ancien directeur général du Commission scolaire du Pays-des-Bleuets affirme posséder les outils nécessaires pour remettre les finances du pays sur pied.

Il se dit d’ailleurs « très inquiet » quant aux répercussions économiques de ce qu’il juge être un manque de planification de la part libéraux dans la gestion de la pandémie.

« En tant que gestionnaire, je trouve qu’ils ont pris plusieurs décisions qui étaient difficilement justifiables », explique-t-il, rappelant que la dette du pays se situe aux alentours de 1,100 milliards de dollars.

Employabilité

Selon le Robervalois, c’est notamment par des mesures favorisant la formation que le Saguenay-Lac-Saint-Jean parviendra à se sortir de la pénurie de main-d’œuvre.

« Tout ce qu’on voit au pays et dans la région, c’est : nous embauchons, nous embauchons. Alors il faut nécessairement remettre les gens au travail. Et pour ce faire, ça prend des incitatifs et des meilleures formations spécialisées et semi-spécialisées. »

Santé mentale

Serge Bergeron estime par ailleurs qu’il ne faut pas uniquement se soucier des impacts économiques de la pandémie, mais aussi de ceux de nature psychologique.

« La pandémie a laissé des traces, des traces qui sont tristes. Il y a des PME qui ont fait faillite, des gens qui ont perdu leur emploi et d’autres qui ont perdu des êtres chers. Suite à ça, il y a un problème de santé mentale qui s’est installé chez plusieurs personnes », rappelle-t-il.

En ce sens, il indique que son parti s’engage notamment à accroître le financement des provinces pour les soins de santé mentale.

Changement d’allégeance

Rappelons que Serge Bergeron s’était porté candidat libéral aux élections provinciales de 2016. Or, il précise qu’il n’y a là aucune contradiction, expliquant qu’il n’aurait pas accepté la proposition des conservateurs si ce n’était des changements notables qu’il a pu constater dans leurs orientations.

« J’ai pu voir que le nouveau chef Erin O’Toole était beaucoup moins à droite. Mais ce que j’ai surtout aimé, c’est la grande propension qu’a le parti à vouloir travailler dans l’intérêt du Québec. »

Il ajoute finalement vouloir s’inspirer du travail réalisé par l’ancien député conservateur Denis Lebel

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