Édifices délabrés ou en mauvais état : ces verrues dans nos paysages

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Par Serge Tremblay
Édifices délabrés ou en mauvais état : ces verrues dans nos paysages
Situé le long de la route régionale 169, l’ancien bar Chez Camil est difficile à manquer. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

On en retrouve dans toutes les villes, où ils gâchent le paysage, et Dolbeau-Mistassini ne fait pas exception. Les bâtiments délabrés sont souvent une épine dans le pied des administrations municipales, qui disposent de peu de moyens pour intervenir.

Sans en faire une liste exhaustive, le Nouvelles Hebdo a recensé un certain nombre de ces édifices qui constituent en quelque sorte des verrues dans le paysage urbain. On y retrouve un peu de tout : édifices abandonnés, vieilles bâtisses transformées en entrepôts, terrains vacants sans vocation, etc.

Leur point commun est une apparence qui laisse à désirer et qui donne une impression de dévitalisation sévère du milieu.

Quelques sites

Le site de l’ancien poste d’essence du boulevard Wallberg, en plein centre-ville, attire certainement l’attention. La Ville a elle-même procédé à l’ajout de gazon pour en améliorer l’aspect, mais l’endroit pourrait facilement être valorisé.

Il en va de même avec l’ancien E. Sasseville Meubles du secteur Mistassini, qui est inutilisé depuis la fermeture du salon de quilles.

À l’entrée de la Ville, à la limite avec Sainte-Jeanne-d’Arc, l’ancien bar Chez Camil est une véritable ruine. Plus près du noyau urbain, les Serres et pépinières Turvil sont à l’abandon depuis quelques années et des structures se sont même partiellement effondrées.

Bon nombre d’autres édifices, occupés ou non, laissent également à désirer un peu partout sur le territoire.

À la Ville de Dolbeau-Mistassini, on indique ne pas vouloir commenter de dossier précis, mais on se dit néanmoins sensible à la question.

« Notre capacité d’intervention est assez limitée, mais on essaye de trouver des solutions. Les gens nous interpellent là-dessus, ça je peux le dire, et nous aussi de notre côté on a des discussions, car ce n’est pas agréable de voir ça quand on rentre dans notre ville », commente le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier.

Dialogue

La Ville tente de prioriser une approche basée sur le dialogue avec les propriétaires concernés, mais ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Sans compter que la collaboration n’est pas toujours acquise non plus.

« On essaye de sensibiliser les gens, mais parfois ce n’est pas si clair de trouver le propriétaire. Dans certains cas, le propriétaire est décédé et le bâtiment est entre les mains de la succession, d’autres fois, la personne a quitté le milieu et c’est difficile de la retrouver. Ça arrive aussi que le bâtiment soit une coquille vide. »

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