Dossier clinique informatisé: Par et pour le personnel médical

Dossier clinique informatisé: Par et pour le personnel médical

DOSSIER. Plusieurs étapes ont été franchies au cours des derniers mois, dans le déploiement du dossier clinique informatisé (DCI), au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Depuis le 29 juillet, les dossiers des patients sont désormais disponibles dans tous les établissements de la région.

«En devenant un Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS), ça nous a permis de décloisonner l’information et de la rendre disponible à tous les établissements de la région», explique Caroline Savard, coordonnatrice des systèmes d’information clinique par intérim.

Antérieurement, un médecin de l’hôpital de Chicoutimi pouvait avoir accès à tous les dossiers de patients de Chicoutimi, mais n’avait pas accès à ceux de Dolbeau-Mistassini, par exemple.

Axé sur les besoins du personnel médical

Selon Mme Savard, la force du projet réside dans sa façon de le concevoir, puisque dans la région, le DCI est axé sur ce dont les professionnels de la santé ont besoin.

«Ce sont des médecins, des infirmières, des conseillers cliniques qui mènent le projet depuis le début. On reçoit également beaucoup de commentaires des utilisateurs qui nous permettent d’améliorer le programme».

Sur la base d’un module, appelé Oacis, le DCI comportera plusieurs informations, tels que des résultats d’imagerie médicale, de laboratoires ou des informations cliniques.

Les avantages du DCI

La coordonnatrice énumère de nombreux avantages, à ce passage du papier au numérique. Tout d’abord, cela permettra une continuité de l’information clinique, ainsi qu’une fluidité des soins.

«Un patient n’aura pas à répéter son histoire deux ou trois fois. Cela limitera également la duplication des examens. Si un patient a passé un examen à Jonquière et se rend à l’urgence de Chicoutimi, le médecin aura accès aux résultats et n’aura pas à répéter l’examen».

Selon Mme Savard, cela permettra également de diminuer les listes d’attente pour les examens, par exemple, pour les résonances magnétiques.

De plus, lorsque la saisie d’informations se fera directement à l’écran, le risque d’erreur diminuera, puisqu’il n’y aura plus de retranscription à la main.

«Ce sera également très aidant pour les médecins, parce que l’infirmière inscrira directement les informations dans le DCI, comme les signes vitaux et les allergies, qui seront accessibles instantanément».

Mentionnons que durant la numérisation, une vérification de qualité a été faite à 100%, c’est-à-dire que chacune des feuilles, de chacun des dossiers, a été vérifiée pour s’assurer que la numérisation avait été bien faite.

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