Dolbeau-Mistassini a sa dette à l’oeil

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Par Serge Tremblay
Dolbeau-Mistassini a sa dette à l’oeil
La construction du Complexe Aquagym est l’un des projets qui a accru l’endettement de la Ville. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Après avoir complété la réfection de la route de Vauvert et avec la construction du complexe Aquagym, Dolbeau-Mistassini a substantiellement accru son endettement. Une réalité qui n’est pas sans conséquence pour les autres projets municipaux.

Selon les prévisions inscrites au budget 2020, la dette nette à long terme de la Ville de Dolbeau-Mistassini atteindra son sommet à 21,9 M$ en 2021 pour se stabiliser et décroître lentement par la suite.

« Il faut penser au poids de la dette, c’est un élément extrêmement important qui préoccupe le conseil. Nous avions des projets d’importance à réaliser, mais nous nous préparions depuis déjà plusieurs années », souligne le maire, Pascal Cloutier.

L’administration municipale avait en effet préparé le terrain en vue de ces investissements majeurs. Pendant quelques années consécutives, les élus avaient mis la pédale douce sur les investissements.

« Même pendant le mandat du précédent conseil municipal (auquel le maire prenait part à titre de conseiller), on avait de très petits programmes triennaux d’immobilisation. On savait que ça s’en venait et on s’est préparé. C’est ce qui fait que la Ville demeure quand même en bonne position. »

Impact

Malgré tout, concède le maire, l’état actuel de l’endettement incite à la prudence. Les prochains projets devront être soutenus de façon importante par les autres paliers de gouvernement, sans quoi on les laissera sur la glace.

C’est le cas, entre autres, du projet de remplacement du chalet du Centre plein air Do-Mi-Ski, dont l’évaluation se chiffre à autour de 3 M$.

« Ce projet serait prêt, nous avons les plans et tout, mais il n’y a pas de programme dans lequel on peut cadrer. Et compte tenu de notre situation, c’est certain que l’on ne peut pas aller de l’avant en bas d’un programme tiers/tiers/tiers (66 % de la facture assumée par Québec et Ottawa). »

Pour Pascal Cloutier, il est clair que les projets qui demandent des investissements plus substantiels seront conditionnels à des programmes de subvention généreux. Même que la formule tiers/tiers/tiers sera probablement le minimum acceptable, laisse-t-il entendre.

Revenus

Pour le conseil municipal, une partie de la clé sera d’aller chercher de nouveaux revenus. C’est la raison pour laquelle on entend notamment investir dans l’agrandissement du parc industriel du secteur Mistassini.

Outre la demande pour ce type de terrains, cela apportera de l’eau au moulin.

« Si on veut faire ce développement, c’est aussi pour améliorer notre situation. Oui, il y a l’emploi, mais aussi les revenus pour la Ville. Diversifier nos sources de revenus nous permettra de moins nous reposer sur le résidentiel et je pense que c’est important. »

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