Déménagement du Musée Louis-Hémon : il y a péril en la demeure à Péribonka

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Par Serge Tremblay
Déménagement du Musée Louis-Hémon : il y a péril en la demeure à Péribonka
La conseillère municipale Guylaine Proulx et le maire Ghislain Goulet espèrent une réponse rapide du ministère de la Culture, ce qui permettrait d’aller de l’avant avec un projet qui changerait le visage de Péribonka. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Il est minuit moins une pour le projet de déménagement du Musée Louis-Hémon dans l’église de Péribonka. Sans une réponse à très court terme du ministère de la Culture, la municipalité pourrait bien être contrainte de laisser tomber.

Ce n’est pourtant pas faute d’y croire. Ce projet totalisant 13 M$, qui comprend également la construction d’une caserne neuve et la relocalisation de l’hôtel de ville dans un tout nouvel édifice attenant à l’église, est dans les cartons depuis quatre ans.

Il ne manque qu’un seul élément : la confirmation de la participation du ministère de la Culture. Et le temps presse.

L’actuel hôtel de ville est vétuste et sera détruit afin d’aménager une nouvelle caserne de pompiers.

« Nous avons des accords de principe avec des entrepreneurs pour la construction de la caserne et de l’hôtel de ville. Il faut qu’ils puissent démarrer à la mi-mars et on doit d’abord démolir et faire du désamiantage en plus d’aller en règlement d’emprunt. Les entrepreneurs doivent savoir à quoi s’en tenir, ils ne peuvent plus attendre bien longtemps. Il y a urgence pour que ça tienne la route! », lance le maire de Péribonka, Ghislain Goulet.

Le projet prévoit en effet la démolition de l’actuel hôtel de ville pour y aménager une caserne au coût de 1,6 M$. L’ancienne école Hélène-Laliberté, voisine de l’église, doit aussi être démolie pour y installer le nouvel hôtel de ville, un investissement de 6,2 M$.

Le déménagement du Musée Louis-Hémon dans l’église et la relocalisation à proximité de la Maison Samuel-Bédard représentent environ 5 M$.

« Il y a un consensus autour de ce projet. Nous avons un appui régional, nous avons l’appui de notre députée ainsi que de la MRC de Maria-Chapdelaine. Nous avons franchi toutes les étapes et fait toutes les études demandées avec brio, mais on doit toujours attendre et on ne sait même pas pourquoi! », déplore la conseillère municipale Guylaine Proulx, très impliquée dans ce dossier.

Financement

Actuellement, 75 % du montage financier est attaché. Le 25 % manquant représente la part du ministère de la Culture. Avec toutes les aides financières obtenues, la municipalité pourrait réaliser le projet en investissant pour sa part 2,2 M$.

« Un projet de 13 M$ dans une municipalité de 500 habitants, c’est majeur! Les montants sont élevés et notre population demeure derrière nous, car c’est notre chance d’avoir un gros projet, d’être un village d’agriculture et de culture et de générer des argents neufs avec le tourisme », souligne Ghislain Goulet.

Celui-ci ne cache pas, cependant, que la patience de la communauté est mise à rude épreuve.

« Moi, je suis extrêmement déçu de voir la façon dont tout ça avance. On nous a demandé études par-dessus études, c’est lourd à porter et c’est beaucoup de frais et d’organisation pour une petite équipe comme la nôtre. C’est vraiment décevant d’en être encore là après quatre ans. On est tous un peu dépassé. »

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