Déchets: Une entente volontaire historique selon Jean Tremblay

Déchets: Une entente volontaire historique selon Jean Tremblay

SAGUENAY. Les déchets résidentiels de Saguenay seront enfouis à Hébertville-Station à partir de 2017, selon l’entente qualifiée d’historique par le maire Jean Tremblay avec la Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean.

«Il s’agit de la plus grosse entente volontaire avec le Lac-Saint-Jean. C’est un beau modèle de collaboration et je ne serais pas surpris qu’à l’avenir, la récupération et le compostage se fassent ensemble. Non, rien ne prévoit cela dans la présente entente», mentionne le maire de Saguenay.

Toujours selon le premier magistrat, cette entente concerne les déchets résidentiels, ce qui ne comprend pas le commercial et l’industrie qui eux, font affaire avec le privé.

«Rien ne dit que ces deux secteurs ne se tourneront pas dans le futur vers le site d’Hébertville-Station. Dans la modification au décret, on ne prend pas de chance et le tonnage demandé sera de 155 000 tonnes. Comme il n’y a pas de contestation et pas moins de 250 élus sont d’accord avec cette entente, il ne devrait pas avoir de problème avec cette modification.»

Coûts

Interrogé sur les coûts qu’entraînera ce déménagement du lieu d’enfouissement technique Matrec à Laterrière à celui d’Hébertville-Station, Jean Tremblay affirme que «ça ne coûtera pas plus cher de ce qu’on paye actuellement, soit environ 100 $/la tonne. À compter de novembre 2017 quand nous irons à Hébertville-Station, il nous en coûtera 80 $/tonne pour l’enfouissement et 21$/tonne pour le transport. Lors des deux prochaines années, nous débourserons aussi 250 000$ pour soutenir le comité technique mis en place pour voir à la modification du décret», précise-t-il.

Soulignons que Saguenay compte 51 000 tonnes de déchets résidentiels, ce qui représente un coût annuel de 5,1 M$. En ce qui concerne le transport, 40 camions par jour quitteront le Saguenay pour le site d’enfouissement d’Hébertville-Station et ils devront circuler seulement entre 8 h et 16h.

Options

Avant de conclure avec le Lac-Saint-Jean, les élus de Saguenay ont envisagé quelques options étant donné que le site de Matrec à Laterrière ne sera plus accessible à la fin de 2017.

«On pouvait ouvrir notre propre site, mais ça représentait un emprunt de 60 M$. On a aussi regardé les technologies nouvelles. Je suis allé en Europe pour observer le tout. J’ai vu une torche au plasma, mais tout cela coût 50 M$. Il fallait éviter de faire une dépense pour ne pas hypothéquer la ville pour longtemps. Nous pouvions aussi aller au site de Matrec à Larouche, mais il était plus avantageux de regarder le nouveau site du Lac-Saint-Jean ouvert en septembre 2014. C’est alors que nous avons approché les gens de la RMR et ils nous ont démontré qu’ils étaient particulièrement compétents», de laisser tomber Jean Tremblay.

N.B.: Un comité technique sera formé de non-élus, soit deux représentants de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean, deux de la MRC du Fjord-du-Saguenay et deux de la ville de Saguenay pour s’assurer du bon fonctionnement de l’entente.

 

 

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