Daniel Boisclair aimait être sur le plancher des vaches

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Par dhudon
Daniel Boisclair aimait être sur le plancher des vaches
Daniel Boisclair ne garde que de bons souvenirs de sa carrière, heureux d’avoir pu agir sur le terrain, à la Ferme de recherche. (Photo : Trium Médias - Denis Hudon)

Après 42 ans à l’emploi de la Ferme de recherche (Ferme expérimentale) de Normandin, Daniel Boisclair tire sa révérence, non sans un pincement au cœur. Une carrière professionnelle qui lui a apporté une grande satisfaction.

« J’ai aimé mes années passées à la Ferme de recherche. J’ai adoré mon travail sur le terrain et côtoyer le milieu agricole. J’avoue que le 12 août dernier, lorsque j’ai vidé mon casier, ça m’a fait quelque chose. Depuis que j’ai annoncé ma retraite, j’ai reçu beaucoup de beaux messages par courriel et sur ma page Facebook. Ça fait chaud au cœur », dit celui qui est aussi maire de Normandin, depuis novembre 2021.

Daniel Boisclair est entré à la Ferme de recherche en mai 1980. Auparavant, il a vendu des engrais chimiques et travaillé aussi pour la Régie de l’assurance agricole. Il avait suivi une formation au Collège d’Alma en gestion d’entreprise agricole. Il a aussi travaillé sur un projet de l’UPA pour une opération de conversion de la ferme au système métrique. Il a également été président du syndicat (section locale 10037), affilié à l’Alliance de la fonction publique du Canada au début des années 80 et président de la mutuelle de la Ferme (club social).

Avant lui, son père a passé 30 ans de sa vie à l’emploi de la Ferme de recherche.

« Quand je suis arrivé, mon père prenait sa retraite la même année. Jamais je n’aurais cru passer plus de temps à la Ferme que lui », lance-t-il en souriant.

L’année 1992 marque un tournant pour la Ferme expérimentale qui se transforme, grâce à des investissements de près de 7 M$.

Une agriculture en constante évolution

Au fil du temps, la question quant à l’avenir de la Ferme de recherche revient régulièrement sur le tapis. Pour Daniel Boisclair, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Il a grande confiance en l’avenir de cette institution fédérale qui remonte à 1936.

« La Ferme a engagé cette année un nouveau chercheur, un quatrième à Normandin. À l’époque où la ferme faisait de l’élevage, on a compté jusqu’à six chercheurs. Encore cette année, on vient d’investir dans de nouveaux équipements », poursuit Daniel Boisclair, convaincu que cette ferme a encore un bel avenir devant elle.

Autre argument favorable, la ferme fédérale de Normandin est spécialisée dans la recherche et l’expérimentation de cultures nordiques. Qui plus est, avec les changements climatiques et le virage à la culture biologique entrepris l’an dernier, il croit que la Ferme sera appelée à jouer un rôle encore plus déterminant dans le futur.

Daniel Boisclair se rappelle les années 1980 où la Ferme comptait 10 000 parcelles de céréales (7 000 aujourd’hui), entièrement travaillées à la faucille. « Les temps ont bien changé! », se remémore-t-il.

Ce qu’a le plus apprécié Daniel Boisclair tout au long de ses 42 années, c’est le travail sur le terrain et les rencontres avec les agriculteurs. Aussi, l’ambiance de camaraderie qui règne au travail. Daniel Boisclair n’hésite pas d’ailleurs à aller faire un petit salut à ses collègues, depuis sa récente retraite.

Maintenant qu’il dispose d’un peu plus de temps, Daniel Boisclair veut à court terme, partir en croisière en Alaska avec sa conjointe, aller plus souvent à la pêche sur le lac Saint-Jean, visiter du pays et se consacrer à la lecture (des biographies surtout), tout en assumant ses fonctions de maire.

 

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