Conflit du bois d’œuvre : le Québec respecte les règles du commerce international, selon l’OMC

Par Julien B. Gauthier
Conflit du bois d’œuvre : le Québec respecte les règles du commerce international, selon l’OMC

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a publié aujourd’hui son rapport final concernant par les États-Unis, de droits compensateurs sur les importations de bois d’oeuvre en provenance du Canada. Celui-ci confirme que les États-Unis n’ont pas agi de façon objective et impartiale en rejetant le système d’enchères publiques du Québec comme un système de tarification valable.

Le voisin américain avait plutôt choisi le marché de la Nouvelle-Écosse comme point de comparaison. De plus, l’OMC conclut que le calcul qu’il a effectué ne tient pas compte de tous les coûts payés par les producteurs québécois.

» Le bois d’œuvre du Québec et de l’Ontario n’est pas subventionné, et la politique américaine de gestion du commerce du bois d’œuvre ne sert qu’un nombre restreint d’intérêts américains, tout en ayant un impact négatif sur les fabricants canadiens, les consommateurs américains et les millions de travailleurs américains œuvrant dans le secteur de la construction résidentielle « , a expliqué le Conseil de l’industrie forestière du Québec par voie de communiqué.

De son côté, Jean-Francois Samray, président directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), a invité les États-Unis à jouer franc jeu dans le commerce international.

» En 2013, le Québec a instauré des enchères comme base pour la vente des droits de coupe. De nombreux experts ont confirmé que ces enchères étaient de parfaits exemples de marchés équitables. Le Département du Commerce des États-Unis constamment refusé de les reconnaître et maintenant l’OMC a conclu qu’il avait tort « , a-t-il affirmé.

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