Cégeps : Les directeurs généraux n'ont plus de marge de manoeuvre

Cégeps : Les directeurs généraux n'ont plus de marge de manoeuvre

COMPRESSIONS. Les directrices et directeurs généraux des quatre cégeps du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont confirmé, en conférence de presse, que les impacts sur les services aux étudiants vont devoir s’accentuer, à la suite des nouvelles compressions budgétaires prévues pour 2015-2016.

Toutefois, aucune décision n’a été prise pour l’instant, quant à savoir quelles dépenses, dans leur budget, écoperont.

Au cours des quatre dernières années, les cégeps de la région ont dû, ensemble, procéder à des coupes totalisant plus de 10 M$ au total, traversant six vagues de compressions budgétaires.

Ce septième exercice réclamera d’eux un effort supplémentaire total de 2,9 M$.

«Nous sommes tout à fait conscients que tous doivent contribuer pour que le Québec retrouve l’équilibre budgétaire. Toutefois, nous n’avons plus de marge de manœuvre pour compresser davantage nos dépenses, sans affecter encore plus significativement la qualité des services aux étudiants», indique le directeur général du Cégep de Saint-Félicien, Louis Lefebvre.

Double compression budgétaire

La directrice générale du Cégep de Jonquière, quant à elle, indique qu’en plus des compressions du gouvernement, les cégeps connaissent une baisse de l’effectif étudiant.

«Cette année, pour une première fois, la baisse démographique a occasionné une réduction des demandes d’admission, de l’ordre de 10,5%, au service régional d’admission. Cette diminution de l’effectif étudiant réduira d’autant les allocations budgétaires des cégeps», précise-t-elle.

Cette dernière explique qu’une perte d’une centaine d’étudiants, dans l’un ou l’autre des cégeps de la région, occasionnerait forcément des baisses dans le budget.

Où couper?

Selon eux, une très forte proportion du budget ne peut être prise en considération, lorsque vient le temps de revoir les dépenses, puisqu’un certain nombre de dépenses sont incompressibles.

Parmi ces dernières, on songe au salaire des enseignants, qui varient seulement en fonction du niveau de l’effectif étudiant.

Ce que les quatre directrices et directeurs souhaitent faire comprendre, c’est qu’ils n’ont plus de marge de manœuvre pour organiser les services aux étudiants. Entre autres, le Collège d’Alma ne sait plus du tout où il sera possible de couper.

«Nous avons dû prendre des décisions difficiles, suspendre un programme, en transférer un autre à Chicoutimi, même vendre le troupeau laitier que nous possédions. Malgré tout cela, le solde de fonds négatif a continué à descendre jusqu’à 1,7 M$. On se retrouve dans une situation qui est extrêmement complexe», de préciser le directeur des études du Collège d’Alma, M. Normand Poniewiera.

Partager cet article