Atelier DITSA : une contribution qui fait du bien!

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Par Serge Tremblay
Atelier DITSA : une contribution qui fait du bien!
Robin et Sylvain sont fidèles au poste pour préparer les sacs et étiquettes pour l’ensachage de vis et clous. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

À l’Atelier DITSA de Dolbeau-Mistassini, on rentre au travail avec le sourire aux lèvres! Cet atelier destiné aux personnes vivant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme permet à des gens différents de développer leurs compétences, et surtout, de se valoriser.

Actuellement, ils sont près d’une vingtaine à se rendre régulièrement à l’atelier pour y travailler à la mesure de leurs capacités. Des gens âgés entre 20 et 50 ans dont les handicaps sont de différents niveaux.

Ensemble, et avec l’aide d’intervenants, ils fabriquent des vêtements, napperons, sacs et autres produits faits par la couture. Certains, font aussi de l’ensachage pour des quincailleries locales ou encore préparent les housses qui recouvrent les cintres du Nettoyeur Net Plus.

Christine et Claude sont de bonne humeur au travail pour les petites tâches du jour.

De petites tâches qui leur permettent de s’appliquer, de se mettre en situation de travail et de ressortir avec la satisfaction d’avoir été rouage important et utile au sein de l’atelier.

« On y va en fonction du potentiel de chacun de nos usagers. On fabrique de petits produits faits par chaîne de travail. Ça leur permet de développer des compétences, mais eux viennent aussi chercher une fierté d’apporter leur contribution à quelque chose et développer une hygiène de vie », explique Édith Tremblay, éducatrice spécialisée.

Et le plaisir semble au rendez-vous à l’atelier. Les quelques personnes qui étaient présentes lors du passage du Nouvelles Hebdo étaient appliquées au travail.

« Moi j’aime ça faire de nouveaux apprentissages. Je viens à l’atelier le matin et le jeudi je fais un stage chez Subway », souligne avec fierté Claude.

À ses côtés, sa comparse Christine se concentre sur sa tâche. Elle doit s’assurer que les vêtements répondent aux critères de l’atelier.

« Aujourd’hui, je suis à l’inspection et je plie les chandails. Il faut que ce soit beau et bien fait, c’est ça la job! », lance-t-elle.

Plus loin, Christopher est minutieux à sa machine à coudre. Il confie que la première fois, il était intimidé par l’équipement, mais il est aujourd’hui beaucoup plus à l’aise et habile.

Tout juste derrière, Sylvain et Robin ont un tout autre mandat. Ils préparent les sacs et plient les étiquettes qui permettront à deux autres collègues d’ensacher clous et vis. Malgré cette tâche répétitive, ils sont à leur affaire.

Le poste de l’ensachage des vis et clous exige la manipulation d’une balance pour avoir exactement le poids voulu dans chaque sac. Une tâche qui exige une bonne concentration.

Positif

Tranquillement, des changements qui tiennent parfois du petit miracle s’opèrent. Ces gens gagnent en confiance, apprennent à mieux gérer la critique, à voir leurs erreurs et acquièrent une meilleure discipline de vie. De petites choses qui font une grosse différence.

« Pour vous et moi, c’est la base, mais cette base-là est très importante. Ça fait la différence », souligne Nathalie Simard, chef en réadaptation au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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