Quatre générations dans le vêtement

Serge Tremblay
Quatre générations dans le vêtement
Le vêtement, c’est une affaire de famille chez les Delisle. Luc a hérité de la passion de son père et de son grand-père et l’a transmise à son fils Guy. (Photo : Serge Tremblay)

De Delisle Nouveautés à la Mercerie Luc Delisle Signature, Guy Delisle est l’hériter de quatre générations qui ont fait du commerce au détail de vêtements, un mode de vie. Malgré les contrecoups de la pandémie sur ce milieu déjà difficile, c’est avec la volonté de durer qu’il fait face aux vents contraires.

Son arrière-grand-père, Jos Delisle, a exploité longtemps le commerce Delisle Nouveautés dans le secteur Mistassini. La passion du vêtement a été transmise de père en fils, de sorte que Luc Delisle l’a reçu de son père et de son grand-père et l’a ensuite transmise à son fils Guy.

« Au départ, le commerce de mon grand-père Jos était où est situé le motel Chute des Pères. Il s’est ensuite relocalisé devant l’église et l’a eu très longtemps. Je ne sais pas exactement quand ça a commencé, mais ça doit remonter aux années 40 », raconte Luc Delisle.

Compétition

Ce milieu est extrêmement compétitif et les indépendants sont de plus en plus rares dans le vêtement, domaine qui est aujourd’hui dominé par des chaînes. À Dolbeau-Mistassini, la Mercerie Luc Delisle Signature est la dernière mercerie encore en opération.

« Il y en a déjà eu une dizaine quand on recule dans le passé, mais elles se sont mises à fermer de plus en plus. Quand j’ai vu les baisses dans les ventes locales, je me suis tourné vers l’extérieur et je vends par transport Purolator à Saguenay, à Québec et dans d’autres régions », explique Guy Delisle.

L’entreprise avait aussi auparavant élargi sa gamme de vêtements en ouvrant la porte aux dames, alors que le commerce était traditionnellement réservé à la mode masculine. Guy Delisle avait alors décidé d’ajouter des manteaux d’hiver pour dame à son offre et la ligne Tricotto.

« C’était un pari que je faisais. Il y avait un risque, mais ça s’est avéré être une bonne décision. J’ai aussi conclu une entente à Toronto pour offrir des souliers orthopédiques. J’en sors autour de 5 000 par année et c’est un réel succès. »

Succès

La recette appliquée par la Mercerie Luc Delisle Signature fonctionnait bien jusqu’à ce que la pandémie et les périodes de confinements viennent bousculer grandement la vie des commerces de détail.

« On avait grossi et on était en pleine expansion. C’était un commerce qui allait vraiment très bien avant la pandémie et on avait des projets. On a dû les mettre sur la glace, mais la glace, ça finit par fondre, alors ce n’est que partie remise! », lance-t-il avec confiance.

Pour s’assurer de traverser la crise, l’homme d’affaires n’a pas hésité à poser des gestes. Le groupe Lemercier, duquel il était actionnaire, a été dissous.

« On a pris cette décision, car il nous fallait des liquidités pour passer à travers la pandémie. On est là depuis 37 ans et on est déterminé à y être encore longtemps. Le vêtement, c’est une passion! »

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