Vendredi, 17 juillet 2026

Économie

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Le bleuet épargné par les tarifs

Le 10 avril 2025 — Modifié à 11 h 00 min
Par Vincent Pagé - Journaliste

Le bleuet québécois a pour l’instant été épargné de la vague de tarifs américains qui déferle depuis quelques semaines, mais l’industrie demeure sur le qui-vive et réfléchit déjà à des mesures pour contrer l’arrivée de mesures économiques dirigées vers l’exportation des petits fruits.

Selon Mario Bussière de l’entreprise Bleuets Mistassini, la situation actuelle amène beaucoup d’insécurité auprès des producteurs et des transformateurs, malgré l’absence de tarifs.

« Le bleuet sauvage congelé et le bleuet sauvage déshydraté sont des produits qui font partie de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). Donc pour le moment, il n’y a pas d’impact sur l’industrie. Par contre, cela créer beaucoup d’incertitude dans le marché puisqu’on ne sait pas ce qui peut se passer dans les prochaines semaines », explique-t-il.

Cette incertitude que décrit Mario Bussière incite les acteurs de l’industrie à se préparer au pire. Des mesures visant à répliquer à d’éventuels tarifs sont déjà sur la table à dessin.

« Actuellement, il y a des programmes qui sont réfléchis, mais rien n’est mis en œuvre tant qu’il n’y aura pas de tarif d’appliqué. Du côté de l’industrie du bleuet, il y a eu plusieurs demandes qui ont été adressées aux gouvernements. Nous avons reçu des explications et des projections pour voir quel serait l’impact potentiel d’un tarif douanier de 25% », explique Mario Bussière.

Il poursuit : « L’ensemble de l’industrie se mobilise que ce soit au niveau des transformateurs, du syndicat des producteurs ou de la Wild Blueberry Association of North America (WBANA) qui s’occupe de la promotion du bleuet à l’international. Chacune de ces organisations discute avec les différents ministères à vocation commerciale et internationale. »

Mario Bussière rappelle que l’industrie du bleuet dépend encore grandement des échanges commerciaux avec les États-Unis.

« De manière générale, c’est entre 50 et 60% de l’industrie, tous transformateurs confondus, qui envoie ses fruits vers le marché américain », conclut-il.

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