Chasse à l’orignal toute féminine : des femmes qui ont du panache

Chasse à l’orignal toute féminine : des femmes qui ont du panache

De retour en ville, Bianca Guillemette, Marjolaine Girard, Johane Thibeault et Louise Carrier ont célébré à nouveau leur trophée de chasse à l’orignal.

Crédit photo : Trium Médias - Denis Hudon

Pendant que leurs hommes gardent le fort en ville, Johane Thibeault, Louise Carrier, Marjolaine Girard et Bianca Guillemette font le guet dans la forêt, observent en silence, attentives au moindre bruit. La chasse à l’orignal est commencée.

Par Denis Hudon

Les Roses du lac, comme elles aiment bien se faire appeler, ont chacune leur chalet sur le bord du lac Éden, au nord de Saint-Stanislas. Leur territoire de chasse est tout près de là.

Dès les premières lueurs du jour, Johanne Thibeault est à son poste, dans l’attente d’un signe quelconque pouvant la mettre sur la piste d’un orignal. Les Roses du lac chassent généralement en duo, l’une dans la tour, l’autre sur le terrain.

Elles se connaissent depuis fort longtemps et la plupart d’entre elles chassent le gros gibier depuis au moins une vingtaine d’années. Sauf pour Louise Carrier qui découvre la chasse à l’orignal depuis trois ans, à l’invitation de Johane.

Les yeux de cette dernière pétillent lorsqu’elle raconte ses histoires de chasse et son plus récent trophée. « Elle est sans contredit la plus maniaque d’entre nous toutes. Elle est la première à se rendre sur le terrain de chasse. Du haut dans la tour d’observation, je regarde aller Johane et c’est vraiment quelque chose de la voir », dit sa bonne amie Louise Carrier.

La patience et la précision du tir de Johane Thibeault ont eu raison de cet orignal. De quoi être fière.

L’adrénaline dans le tapis

« L’automne a toujours été ma saison préférée. Je suis une fille de bois. Mon père m’emmenait souvent jeune à la pêche et à la chasse. Les couleurs, la nature, la tranquillité, tout est merveilleux en forêt ».

Le 5 octobre dernier, après seulement quelques jours en forêt, Johane Thibeault, la plus passionnée de chasse du groupe, aperçoit un beau buck, de trois ans environ. À plus ou moins 300 mètres de sa cible, Johane, mains tremblantes d’abord, puis se ressaisissant ensuite, vise le mastodonte en plein dans les poumons.  À 6h55, c’en est fait de la bête qui s’écrase, après avoir franchi seulement quelques pas. « Je n’avais pas tué un orignal depuis 21 ans. Le matin même, j’avais eu une pensée pour mon père décédé et lui avais demandé qu’il se passe quelque chose de particulier dans ma journée. Il se trouve que j’ai abattu un orignal », conclut fièrement notre chasseuse.