Normandin – Pour une 3e saison consécutive, les Grands Jardins de Normandin seront fermés au cours de l’été. En fait, tout le dossier est au point neutre, et ce, parce que le gouvernement du Québec ne démontre aucune volonté d’offrir une réponse, qu’elle soit positive ou négative, au comité de relance.
L’absence d’une décision gouvernementale dans le dossier des Grands Jardins de Normandin commence à peser sur le comité de relance. « Pour le moment, nous n’avons pas de réponse, ni positive ni négative, et ça fait traîner le dossier. Qu’on nous le dise une fois pour toutes. S’il n’y a pas d’argent à investir, on veut le savoir et à ce moment-là on prendra une décision définitive », clame le maire de Normandin, Lucien Guillemette.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé d’obtenir des réponses auprès des différentes instances gouvernementales. Le ministre Serge Simard a été rencontré par les responsables du comité de développement en janvier dernier. Le ministre avait alors promis qu’une rencontre aurait lieu avec le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, rencontre qui ne s’est toutefois jamais tenue.
« Le bureau du ministre Simard nous a fait dire qu’il n’avait plus les moyens de nous aider et qu’on nous suggère de prendre contact avec le ministère du Tourisme. On avait déjà rencontré le ministère du Tourisme il y a 2 ans et demi et on nous avait dit qu’il n’y avait pas d’argent de ce côté et qu’il fallait cogner à une autre porte », indique Gilles Ouellet, président du comité de développement.
Ce dernier rappelle que différents projets semblables au plan de développement des Grands Jardins de Normandin ont toutefois reçu des sommes du gouvernement du Québec. « Je ne sais pas ce qu’on ne fait pas que les autres font, il n’y a jamais de retour et il n’y a jamais de volonté de nous aider. Notre plan n’a jamais été pris en considération. On ne sent pas d’ouverture », déplore-t-il.
Si l’absence d’une décision gouvernementale mine le moral du comité de développement, on n’a toutefois pas encore jeté la serviette. « J’ai toujours confiance à ce que ça fonctionne. C’est sûr que plus ça retarde, plus le terrain se détériore et plus il y aura des investissements à faire pour remettre le tout en ordre, mais c’est encore possible », a déclaré le président des Grands Jardins de Normandin, Bernard Boulianne.
Évalué à près de 2 millions de dollars, le plan de développement des Grands Jardins pourrait s’amorcer si le gouvernement du Québec donnait son aval à une aide financière de l’ordre de 940 000 $. Le gouvernement du Canada avait déjà rendu disponible une somme semblable, mais le ministre Denis Lebel devra être rencontré d’ici la fin juin afin de voir si une prolongation de l’entente pourrait être négociée. La Ville de Normandin, quant à elle, s’était engagée à hauteur de 325 000 $.
D’ici à ce qu’on reçoive une décision officielle du gouvernement du Québec, le comité de relance des Grands Jardins de Normandin entend s’accrocher à l’espoir d’une réouverture. Pour le moment, une demande a été adressée à Services Canada afin d’obtenir des sommes pour l’embauche d’étudiants qui assureraient l’entretien du site pendant l’été.
Le Journal Nouvelles Hebdo, un média de Transcontinental.


