À la deuxième soirée de consultation menée par la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean à Notre-Dame-de-Lorette sur la réalisation d’un barrage hydroélectrique à la hauteur de la 11e chute sur la rivière Mistassini, la soixantaine de personnes présentes ont demandé que les retombées économiques de l’ordre de 68 millions $ prévues pour la construction du barrage soient réalisées au maximum dans le milieu.
En réponse à cette préoccupation des citoyens, le président de la Société, M. Denis Taillon, a indiqué que l’on était actuellement à étudier diverses modalités à être mises de l’avant lors des appels d’offres afin de permettre à des entreprises de la région et du milieu de pouvoir répondre à ces appels. On parle ainsi de faire plusieurs lots d’appels d’offres, ce qui permet de répartir le travail à être réalisé dans des proportions qui donnent la chance à des entreprises de petite taille de pouvoir soumissionner et effectuer les travaux.
On estime que les travaux de construction devront s’effectuer sur deux ans et quelque cent travailleurs seront requis par année. Outre la construction du barrage, de digues, de la centrale, du canal de dérivation et du canal de fuite, des travaux de construction et d’aménagement de chemins d’accès, les installations d’un parc écotouristique seront nécessaires.
Préoccupations
Dans l’ensemble, les propositions de construction des installations de la minicentrale au fil de l’eau reçoivent l’assentiment des participants à cette deuxième séance de consultation. Des préoccupations se rapportant aux voies d’accès au site à partir de Notre-Dame-de-Lorette, de la sauvegarde du banc de sable du domaine Paré, des voies d’accès à l’île quant à leur dissimulation dans le paysage ont par ailleurs été soulevées. Du côté de la Société, on s’engage à voir comment on peut intégrer des solutions d’atténuation aux problèmes soulevés.
Si le concept de parc écologique bénéficie d’une acceptation de la part des participants à la séance, on propose par ailleurs des bonifications avec entre autres, la remise en opération du portage historique autochtone qui y est présent.


